Selon une source très bien informée proche de la marque au losange, le fonctionnement de l’usine Renault en Algérie est fortement secouée et le risque de fermeture sera peut être bien une issue logique de la baisse des quotas d’importation des kits CKD/SKD destinés au montage de ses véhicules.
Même si la volonté des responsables de l’usine de Renault en Algérie est pleinement engagée pour maintenir en activité la chaîne de montage, les conditions d’approvisionnement en kits vont arriver à un point critique provoquant certainement l’arrêt (temporaire ou définitif) de l’activité de cette usine ambitieuse.
En effet, selon notre source (proche de Renault), la direction de l’usine d’Oran est ‘’naturellement sous pression’’ suite à la décision du gouvernement de priver la marque au losange de son quota habituel d’importation de kits destinés au montage automobile. Selon la même source, l’usine de Renault développe des efforts considérables en matière de gestion de la production afin d’éviter la fin de cette jeune aventure industrielle.
Dans quelques semaines, les chaînes de montage de l’usine ne pourront plus produire de voitures car le quota annuel en kits sera épuisé. Devant cette situation, notre source estime qu’il est bien évidement logique de considérer la fermeture de l’usine comme une issue probable et à contre cœur.
Notre source insiste sur le fait que la direction de l’usine est entrain d’imaginer toutes les autres solutions pouvant éviter la fermeture de l’usine et l’envoi de centaines d’intervenants au chômage.
Pour cela, la direction étudie d’autres éventualités comme le redéploiement des effectifs pour une période de maintenance des installations de l’usine, ainsi que le recours à des congés forcés en mois de décembre.
Il est à rappeler que le gouvernement a alloué à la SPA Renault-Algérie Production (RAP) pour l’année 2019, 660 millions de dollars (dont 50% sont destinés aux véhicules d’une cylindrée inférieure à 2.000 cm³).